La ministre de la Santé publique Maggie De Block a rencontré les syndicats médicaux pour discuter de la réforme du financement hospitalier, à la lumière du rapport du KCE idoine qu'on ne présente plus.

Outre de solides réserves de principe au projet - renoncer au paiement à l'acte risque de nuire à la qualité et à l'accessibilité, le système actuel d'honoraires globaux garantit l'émulation des médecins et le libre choix du patient, le projet du KCE semble animé par le souci de maîtrise absolue des budgets " distribués en fonction de lobbies et de partis politiques " -, l'Absym émet des " objections graves ".

En premier lieu, le nombre d'admissions autorisées est établi par zone de soins, par hôpital. Les cas supplémentaires étant taxés de " surconsommation ", l'Absym craint pour les patients hospitalisés en fin d'année. Ils pourraient rentrer par la fenêtre des urgences.

En deuxième lieu, rien d'objectif n'indique, selon l'Absym, que le nouveau système sera plus qualitatif ni moins coûteux. Au contraire, le KCE admet qu'il pourrait coûter plus cher. L'Absym regrette une " pétition de principe voulant modifier le système ".

Troisièmement, le syndicat ne voie pas l'impact direct de réduire le nombre de lits de 10.000 unités agréées alors que le système part du nombre de lits justifiés (les lits vides ne coûtent quasiment rien). La seule économie possible - suppression des emplois infirmiers- n'est pas quantifiée.

La suppression d'une partie des services d'urgence est selon l'Absym une " révolution " car elle risque d'entraîner la suppression de services aigus des hôpitaux liés et donc des fermetures d'hôpitaux. Le syndicat du Dr de Toeuf demande donc une étude d'impact notamment sur les soins urgents de proximité particulièrement dans les cas de l'arrêt de la garde généraliste à 22h.

Enfin, " le financement par pathologie est moins prospectif que le financement actuel. En effet, il vise les pathologies de sévérité 1 et 2 (et peut-être 3), sévérités qui ne sont identifiées qu'après la sortie du patient et par le ministère, sans définition préalable aux praticiens ". L'Absym demande que la ministre De Block examine " si le financement peut ainsi être réellement prospectif et connu dès l'admission ".

La ministre de la Santé publique Maggie De Block a rencontré les syndicats médicaux pour discuter de la réforme du financement hospitalier, à la lumière du rapport du KCE idoine qu'on ne présente plus.Outre de solides réserves de principe au projet - renoncer au paiement à l'acte risque de nuire à la qualité et à l'accessibilité, le système actuel d'honoraires globaux garantit l'émulation des médecins et le libre choix du patient, le projet du KCE semble animé par le souci de maîtrise absolue des budgets " distribués en fonction de lobbies et de partis politiques " -, l'Absym émet des " objections graves ".En premier lieu, le nombre d'admissions autorisées est établi par zone de soins, par hôpital. Les cas supplémentaires étant taxés de " surconsommation ", l'Absym craint pour les patients hospitalisés en fin d'année. Ils pourraient rentrer par la fenêtre des urgences.En deuxième lieu, rien d'objectif n'indique, selon l'Absym, que le nouveau système sera plus qualitatif ni moins coûteux. Au contraire, le KCE admet qu'il pourrait coûter plus cher. L'Absym regrette une " pétition de principe voulant modifier le système ".Troisièmement, le syndicat ne voie pas l'impact direct de réduire le nombre de lits de 10.000 unités agréées alors que le système part du nombre de lits justifiés (les lits vides ne coûtent quasiment rien). La seule économie possible - suppression des emplois infirmiers- n'est pas quantifiée.La suppression d'une partie des services d'urgence est selon l'Absym une " révolution " car elle risque d'entraîner la suppression de services aigus des hôpitaux liés et donc des fermetures d'hôpitaux. Le syndicat du Dr de Toeuf demande donc une étude d'impact notamment sur les soins urgents de proximité particulièrement dans les cas de l'arrêt de la garde généraliste à 22h.Enfin, " le financement par pathologie est moins prospectif que le financement actuel. En effet, il vise les pathologies de sévérité 1 et 2 (et peut-être 3), sévérités qui ne sont identifiées qu'après la sortie du patient et par le ministère, sans définition préalable aux praticiens ". L'Absym demande que la ministre De Block examine " si le financement peut ainsi être réellement prospectif et connu dès l'admission ".