La Loi euthanasie autorise, sous conditions, l'euthanasie de patients psychiatriques.

Deux autres médecins doivent être consultés. De facto, il doit s'agir de deux psychiatres. Chacun s'assure " du caractère constant, insupportable et inapaisable de la souffrance physique ou psychique ". Par souci de prudence, en matière psychiatrique, l'Ordre recommande que les trois médecins (le médecin traitant et les deux psychiatres) se voient physiquement. Ils rédigent un rapport commun sans être pour autant d'accord sur tout. L'équipe de suivi (soignants, psychologues, psychothérapeutes) doit être impliquée également. L'Ordre demande que l'Inami prévoie le remboursement de cette concertation physique.

L'Ordre souligne que la détermination du manque total de perspective dans le cas d'une pathologie psychiatrique est une tâche complexe pour le médecin, tenant compte notamment de l'incidence élevée de suicides et du fait que la pathologie psychiatrique en elle-même ne mène pas à la mort.

Traitements EBM

Le médecin doit s'assurer que tous les traitements EBM ont été utilisés avant de décider du caractère " incurable et sans perspective " de la pathologie..

S'il estime que le patient ne décédera pas à brève échéance, le médecin doit laisser s'écouler un mois au moins entre la demande écrite du patient et l'euthanasie. Mais les maladies psychiatriques peuvent évoluer rapidement dans un sens positif.

Le médecin doit également consulter les proches " à moins d'avoir de bonnes raisons de ne pas le faire ".

Si le médecin pratiquant l'euthanasie s'est assuré " que le patient est doté de la capacité de discernement et est conscient au moment de sa demande ", il ne commet aucune infraction.

Enfin, bien sûr, aucun médecin n'est tenu de pratiquer une euthanasie.