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En Belgique, plus de 1.600 nouveaux cas de cancers du pancréas sont enregistrés chaque année. L'incidence a doublé en 15 ans, selon le Registre du cancer. Les facteurs de risques sont étroitement liés à nos modes de vie contemporains et occidentaux?: l'obésité, les régimes gras, le diabète et surtout la consommation de tabac qui reste un élément déclencheur dans de nombreux cancers. Les facteurs héréditaires peuvent aussi mener à un cancer du pancréas dans environ 10 à15 % des cas. Actuellement, la majorité des cancers du pancréas sont diagnostiqués trop tard. En effet, les signaux d'alertes sont difficiles à déceler et la maladie peut évoluer silencieusement pendant de nombreuses années. Lorsque le cancer est diagnostiqué, le stade de la maladie est souvent déjà avancé, empêchant un traitement à visée de guérison. Dès lors, l'H.U.B a mis sur pied un parcours de dépistage et de diagnostic ultra rapide. Il est primordial de dépister et diagnostiquer ce cancer le plus tôt possible pour augmenter les chances de guérison et de survie. Le dépistage précoce permettrait d'augmenter les possibilités d'opération chirurgicale de 20% à 75% et d'ainsi espérer augmenter le taux de survie à 5 ans. Dans ce cadre, les experts de l'H.U.B ont mis en place un dépistage précoce pour les patients à risque. Si un patient présente une suspicion clinique ou une anomalie radiologique inexpliquée, il bénéficiera du fast track afin de faire tous les examens nécessaires et lui proposer un traitement rapidement. Ce fast track permet d'accélérer la pose du diagnostic et ainsi traiter la maladie au plus vite.Si la tumeur est détectée à temps et dite résécable, la chirurgie est le traitement classique proposé au patient. La zone du pancréas touchée par la tumeur est alors enlevée lors d'une intervention chirurgicale. L'H.U.B est "dans le top 4 des centres belges pour la chirurgie des cancers du pancréas, le premier centre francophone", explique l'hôpital. Cependant, si la tumeur présente des contacts importants avec les gros vaisseaux sanguins de proximité, un traitement par chirurgie seule n'est pas recommandé. Dans ce cas, des traitements de chimiothérapie et de radiothérapie sont proposés en premier lieu afin d'augmenter les chances de chirurgie à visée de guérison dans un second temps. Grâce à des techniques innovantes de radiothérapie, les patients bénéficient de traitements courts en cinq séances, dits de stéréotaxie à haute dose, permettant un contrôle plus efficace de la tumeur avec moins d'effets secondaires. "De plus, à l'aide de notre machine récemment installée et unique en Belgique, appelée IRM-Linac Unity®, il est désormais possible d'offrir à nos patients des traitements de radiothérapie hautement personnalisés et précis, s'adaptant à l'anatomie du jour.""Les prises en charge sont de plus en plus centrées sur le patient. Son parcours est personnalisé en fonction de ses besoins grâce à une équipe multidisciplinaire. Toute une série de professionnels, experts dans leur discipline, gravitent autour du patient pour lui apporter le meilleur suivi possible. Que ce soit les chirurgiens, les radiothérapeutes-oncologues, les oncologues, mais aussi les psychologues, les kinésithérapeutes, les infirmières ou encore les diététiciens. C'est la combinaison de toutes ces disciplines au chevet du patient qui assure une prise en charge optimale et de meilleures chances de survie tout en privilégiant également une recherche dans le domaine, indispensable pour réaliser des progrès face à ce cancer agressif", explique le H.U.B.