Maggie De Block annonce dans un chouette clip animé (bravo à son service de communication) diffusé sur les réseaux sociaux son intention de redevenir ministre de la Santé publique et des Affaires sociales après le 26 mai.

C'est courageux. La candidate Open Vld revendique donc haut et fort son bilan et se tient prête à poursuivre la politique qu'elle mène depuis cinq ans.

C'est périlleux. Pour un ministre, il vaut souvent mieux ne pas réendosser le même costume. Ainsi, il (elle) peut se défendre en soulignant qu'il (elle) n'a pas eu le temps en cinq courtes années de mener à bien son action et de terminer les chantiers entamés. Et dans le cas de Maggie De Block, il en reste quelques-uns : la réforme hospitalière, la révision de l'AR 78 sur les professions de santé, la réforme de la nomenclature...

Seule Laurette Onkelinx a rempilé en tant que ministre des Affaires sociales et de la Santé publique après la chute du gouvernement Leterme au sein du gouvernement Di Rupo. Elle aura occupé ce maroquin de 2008 à 2014, dont une bonne partie dans l'interminable période (541 jours) de constitution du nouveau gouvernement. Peu de grandes réformes auront été accomplies durant cette période troublée.

Pour convaincre les électeurs de voter pour elle, Maggie De Block propose sur son site (www.maggiedeblock.be) douze " engagements pour les soins de santé et la protection sociale de demain ". " Je veux continuer à améliorer les soins de santé pour le patient et la protection sociale pour tout le monde ", soutient la ministre sortante. Elle veut que les électeurs de l'Open Vld sachent à quoi s'attendre si son parti peut à nouveau gouverner. Aux électeurs de s'informer et de décider.

Vincent Claes, rédacteur en chef