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Ces derniers temps, pas mal de choses bougent en matière de politique de qualité. Vous pouvez lire en pages 24-25 que l'hôpital académique de Gand (UZ Gent) définit son propre programme de qualité. Cela n'implique pas qu'il abandonne sa collaboration avec Niaz. Cela dit, nombre d'hôpitaux se demandent si les efforts (financiers) fournis pour une accréditation JCI/Niaz pèsent encore dans la balance contre les bénéfices. Mais que mettre à la place alors ? C'est moins clair. À quoi ressemblera la politique de qualité en Flandre dans dix ans ? C'est précisément à cette question que le LIGB entend répondre dans le cadre de la chaire 'future of hospital quality' de Zorgnet-Icuro sous la direction des professeurs Kris Vanhaecht et Dirk De Ridder. " Dans une première phase ", explique le Dr Jonas Brouwers (LIGB), " nous observons rétrospectivement quelles initiatives en matière de qualité les hôpitaux et associations flamands ont été prises les dernières années. Quels sont les résultats en termes qualitatifs sur la base des Résumés hospitaliers minimums (RHM) ? "En outre, jusqu'au 31 août un sondage, intitulé 'Discrete Choice Experiment' (DCE), explorait la vision des différents stakeholders par rapport à la politique de qualité future. Par stakeholders, on entend des directions, des conseils d'administration, les autorités, des médecins, des infirmiers, des paramédicaux et des patients. " Ils ont tous voix au chapitre dans le débat ", souligne Jonas Brouwers. Le 'Discrete Choice Experiment' est une méthode issue du marketing. Il permet de déduire de quels aspects d'un produit on peut retirer la plus grande 'valeur'. Et le Dr Brouwers de commenter : " C'est ce que nous essayons de faire maintenant. Nous regardons à quoi les stakeholders attachent le plus d'importance en ce qui concerne les initiatives de qualité. Cette analyse se fait par groupe et par stakeholder. " Dans l'expérience, on pouvait par exemple indiquer sur une échelle de 1 à 10 quels groupes - infirmiers, cadres intermédiaires, conseil d'administration, patients, médecins, etc - contribuent dans quelle mesure à la future politique de qualité. Une autre question est de savoir qui est le mieux placé pour exercer le contrôle, et sur quoi ? Les autorités ? L'hôpital lui-même ? Une organisation (inter)nationale ? À quel niveau le contrôle doit-il avoir lieu ? Si dans le DCE des groupes cibles tels que les représentants de patients, les paramédicaux ou les autorités sont sous-représentés, des appels supplémentaires leur seront lancés dans le courant du mois de septembre. Ensuite, le LIGB traitera les résultats et en discutera avec les fédérations et les autorités. Enfin, les données seront rendues publiques. Dans une troisième et dernière phase, il y aura un benchmarking international avec différents experts. Ils donneront leur vision sur une future politique de qualité. Toutes les conclusions formeront la base d'un avis de politique relatif à la qualité dans les hôpitaux. " La chaire 'future of hospital quality' s'étalera de 2019 à 2022 et comportera aussi deux thèses de doctorat : la mienne et celle de ma collègue ", ajoute encore Jonas Brouwers.