Le gouvernement fédéral lance une stratégie de testing, à travers la mise en place de la plateforme fédérale de testing Covid-19 "bis". Le but: répondre aux besoins estimés par l'institut belge de santé Sciensano en termes de dépistage dans l'attente de la disponibilité d'un vaccin efficace. La plateforme permettra, dès le 1er novembre, de renforcer et d'intervenir en complément de la capacité d'analyse des laboratoires agréés de biologie clinique. Parmi les huit consortiums du pays, celui composé de l'UNamur et du CHU UCL Namur, ainsi duquel le jdM s'est rendu.

Le ministre de la Santé est revenu sur l'ajustement de la stratégie de dépistage lors du JT de lundi de la Eén. "C'est une décision difficile, nous avons dû changer de fusil d'épaule rapidement. Si nous ne modifions pas nos priorités dès maintenant, la situation pour les généralistes et les laboratoires pourrait en pâtir. Personne ne sera aidé."

Le groupe hospitalier Vivalia affiche un taux d'absentéisme de 3,8%. Un taux un peu plus élevé qu'il un an (2,8%), mais qui reste faible. "Il va falloir se serrer les coudes. D'autant plus que nous remarquons que la contamination est plus rapide au sein du personnel et du corps médical que durant la première vague ", prévient Yves Bernard, directeur général du groupe hospitalier de la Province du Luxembourg.

Les directeurs médicaux de tous les hôpitaux liégeois ont adressé vendredi un courrier commun aux ministres de la Santé des gouvernements fédéral, wallon et germanophone et à l'Aviq pour les alerter sur le "dépassement progressif et inéluctable" de leurs capacités de prise en charge de patients dans les neuf hôpitaux.

Pour mieux soigner les patients atteints de cancer, deux accélérateurs sont placés au centre-ville, mais sur un site entre la gare et les autoroutes liégeoises. Objectif : améliorer l'accès au patient et ne pas lui imposer de déplacement en cas d'indisponibilité soudaine d'un appareil.

Le Réseau hospitalier namurois active la phase 1B du plan d'urgence. Une réévaluation de la situation sera effectuée mardi afin d'annoncer le report éventuel d'interventions ou de consultations

Lundi dernier, le 12 octobre, 8.582 personnes ont été testées positives au coronavirus, ressort-il vendredi matin de la mise à jour des chiffres provisoires de l'Institut de santé publique Sciensano. Le précédent record datait de vendredi passé, soit le 9 octobre, avec 7.699 cas.

L'Absym organisait samedi 3 octobre un mini-sympo, avec le support de notre confrère Le Spécialiste, au sujet des avances que l'Inami consentira aux hôpitaux qui ont perdu des plumes pendant la crise pandémique. Le gratin de l'Inami et de la Santé publique était là. On parle de deux milliards d'euros d'indemnités au maximum, tant pour les hôpitaux généraux que psychiatriques. Pour l'essentiel, les compensations Covid aux médecins seront réparties par les Conseils médicaux ou les instances qui en tiennent lieu.

Le comité Hospital & Transport Surge Capacity - organe composé de représentants de toutes les autorités, du ministère de la défense, des fédérations hospitalières et d'experts - a demandé le 12 octobre à tous les hôpitaux du pays de passer à la phase 1A du plan Surge capacity Covid-19. Le comité regrette le manque de solidarité de certains établissements pour la répartition des patients.

Les généralistes, dont les patients utilisent Coronalert, doivent encoder 17 caractères sur la prescription du test Covid-19 lorsqu'ils en demandent un. Une perte de temps pour des médecins de famille déjà surchargés par l'augmentation des consultations. Autre limitation : l'application de traçage ne permet pas aux utilisateurs, par exemple les travailleurs du secteur hospitalier, de directement indiquer dans le système s'ils sont positifs.

Dans le réseau des hôpitaux Iris (CHU Brugmann, CHU Saint-Pierre, Iris Sud, Jules Bordet et Hôpital des Enfants), un cinquième des lits aux soins intensifs sont occupés par des personnes contaminées par le coronavirus. Le réseau demande une répartition conséquente des patients vers l'extérieur de la Région bruxelloise, pour éviter de devoir sacrifier des soins pour d'autres maladies.

Article du magazine

Jacques de Toeuf, président honoraire de l'Absym, a bien connu Frank Vandenbroucke lorsqu'il était ministre des Affaires sociales au début de ce siècle. "C'est un homme avec qui on pouvait discuter." Il n'y a aucune raison dès lors de lui faire un procès d'intention. "Il faut regarder les bons côtés d'un homme qui va gérer la santé publique pendant les 4 ans qui restent. C'est avec les bons côtés qu'on va travailler."

Article du magazine

Fin 2019, la Wallonie mettait sur pied un cadre pour permettre la mise en oeuvre des réseaux hospitaliers locorégionaux. Aujourd'hui, le décret est mis à mal par l'analyse de l'auditorat de l'Autorité belge de la concurrence (ABC) qui considère que les hôpitaux doivent respecter les règles du droit de la concurrence relative aux concentrations.